Le tatouage marquisien est à l'origine de l'art en tant que tel. Ces motifs ont tous une signification. Il faut remonter le temps pour mieux comprendre la symbolique. Autrefois le corps des chefs marquisien était entièrement tatoué. Le rituel voulait que les tatouages soient dévoilés une fois les cicatrices refermées. Les femmes appartenant à la classe des chefs avaient également cet honneur.
Aujourd'hui les motifs sont repris sur les objets d'art sculptés destinés à être offerts. Carl Von Steinen reprend la signification des motifs dans un livre.
Tatoo
article Le Monde : Le retour des tatoués
"Dans une civilisation polynésienne qui ne connaissait pas l'écriture, le tatouage avait un rôle social majeur comme symbole de séduction, de pouvoir ou de mémoire. Les guerriers faisaient ainsi appel au mana, cette force surnaturelle qui leur permettait de vaincre. Leur corps relatait aussi leurs combats, imposant le respect. Interdit par les autorités religieuses à partir de 1820, le tatouage est revenu à l'honneur vers 1970 et connaît aujourd'hui un vrai regain, y compris auprès des touristes. C'est aux Marquises, où cet art était le plus développé, que l'on trouve encore les tatoueurs les plus réputés. Ces derniers ont renoncé aux outils de leurs ancêtres faits de nacre, d'écaille de tortue, d'os ou de dents de requin et à la suie de noix de bancoul, pour des instruments modernes et des conditions d'asepsie rigoureuses. Les motifs actuels sont encore empruntés aux tikis, mais aussi aux éléments naturels ou aux animaux."

